Presentation : En préparation d'expositions 2009, j'ai voulu mettre en peinture les photographies issues des séances réalisées avec le modèle Nolwenn, que vous trouverez par ailleurs dans les galeries photo "Métamorphoses" et "Nolwenn".
Voici un texte de présentation de mon ami Jean Darger:
Gérard DUPUCH est un homme profondément croyant. Sa vie, son oeuvre veulent refléter cet aspect fondamental de sa foi. L'homme n'est pas sur Terre par hasard : il doit s'élever en spiritualité dans une quête de la connaissance du Créateur.
Le papillon, par la métamorphose, est un beau symbole de cette transformation.
La chrysalide contient les possibilités de l'être en devenir et l'éclosion révèle l'apparition d'un être nouveau. Il est aussi symbole de résurrection et d'immortalité. La chenille, terrestre et rampante, doit mourir en tant que chenille pour permettre la naissance d'un être supérieur, léger et aérien, le lumineux papillon.
La métamorphose de l'homme est dans la lutte pour perdre son animalité et accéder à la lumière divine comme le frais papillon déployant ses ailes au soleil. Saint Paul exhortait ainsi ses frères de Corinthe de cesser d'être des hommes charnels pour devenir des hommes spirituels.
Au Japon, le papillon est l’emblème de la femme en raison de sa grâce et de sa légèreté.
Par la représentation d'une femme s'extirpant de son cocon, l'artiste formule un véritable questionnement sur la condition humaine qui porte en particulier sur la place que doit occuper l'être humain par rapport à l'animal et à la divinité dans l'univers.
Techniquement, plus que la ligne et la silhouette, c'est le mouvement et l'expression du corps de la femme que l'artiste essaie de capturer à l'aide de tout le spectre des couleurs. Il recherche l'essence même du corps, non pas dans son immobilité et dans les formes clairement définies, mais dans les traces de sa mobilité incessante. Il travaille de façon spontanée, sur une structure fortement dessinée, se laissant lui-même surprendre par ce qui ne pourra plus jamais être saisi, le hasard entrant dans le processus de la création de l'image.
Comme le dit Paolo Roversi, grand photographe de mode : « Je cherche l'émotion et la suggestion plutôt que le réalisme. La magie de l'image réside pour moi dans ce mélange indéfinissable de réalisme et de fiction, d'abstrait et de concret, d'illusion et de vérité ».
Le corps se désincarne, devient évanescent, plus diaphane, léger comme un voile, comme si l'esprit s'en dégageait.
En conclusion, l'artiste traduit son évolution spirituelle, par l'éclosion du corps libéré d'une femme en mouvement. Animée par le souffle divin, la Femme prend alors Vie, pour le plus grand plaisir de l'Homme à qui elle fût présentée jadis dans le Jardin d'Eden.
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